VNM s’impose peu à peu dans le paysage du sim-racing avec une gamme de bases Direct Drive qui cible les pilotes en quête de sensations authentiques, sans nécessairement se tourner vers les produits les plus onéreux du marché. Trois modèles constituent le cœur de cette offre : la Premier, l’Elite et la Supreme, avec des couples respectifs de 13 Nm, 18 Nm et 25 Nm.
Chaque modèle répond à un profil d’utilisateur distinct. Tous partagent cependant les mêmes fondations : une conception rigoureuse, un encombrement maîtrisé, une carcasse en aluminium et un logiciel affiné au fil des versions. Pour quiconque hésite entre plusieurs bases DD, la gamme VNM vaut donc le détour.
Une montée en puissance progressive et cohérente
La stratégie de VNM est lisible : offrir un escalier de couple pour accompagner des usages variés. La Premier démarre à 13 Nm, l’Elite franchit le cap des 18 Nm et la Supreme culmine à 25 Nm en crête. Ces chiffres situent d’emblée la gamme parmi les solutions sérieuses, loin des systèmes à courroie ou à engrenages.
Le principe du Direct Drive repose sur une transmission sans intermédiaire entre le moteur et le volant. Résultat : une restitution plus immédiate et plus fidèle des informations de piste. Sur ce terrain, VNM a clairement progressé. Des mises à jour firmware ont en effet stabilisé et homogénéisé le comportement des bases sur l’ensemble des titres.
Le niveau de couple atteint sur ces modèles impose aussi de penser à l’ensemble du poste de conduite. Un châssis rigide reste une condition sine qua non pour en tirer le meilleur. Notre guide sur les meilleurs cockpits de simulation automobile peut ainsi orienter ce choix.
VNM Premier : 13 Nm, l’entrée dans la cour des grandes
Ne vous fiez pas à son statut d’entrée de gamme : la Premier n’a rien d’un produit de transition. Ses 13 Nm de couple maximal suffisent pour la grande majorité des pratiquants. Par ailleurs, son encodeur 23 bits garantit une lecture très précise des angles et des micro-mouvements du volant.
Visuellement, la base se distingue par son boîtier rectangulaire tout en noir, sobre et facile à intégrer. L’arbre de transmission est plus saillant que sur certains concurrents. Il faut donc y fixer un adaptateur QR côté base avant d’y monter un volant compatible. Ce n’est pas le système le plus intuitif, mais il fonctionne bien en pratique.
La structure est entièrement en aluminium, de la carcasse jusqu’à l’axe de transmission. La finition ne trahit aucune approximation, ce qui est appréciable pour une marque encore en train de s’établir. À environ 700 €, le niveau d’assemblage proposé constitue un argument solide.
Les premières versions pouvaient manquer d’homogénéité selon les simulateurs utilisés. Ce problème appartient toutefois au passé : les évolutions logicielles ont nettement amélioré la constance de la base. Elle restitue désormais aussi bien les micro-détails que les effets plus francs. Pour une première base Direct Drive sans viser l’excès de puissance, la Premier est ainsi l’option la plus sensée de la gamme.
VNM Elite : 18 Nm, plus de mordant pour les exigeants
L’Elite reprend le même ADN visuel que la Premier, avec quelques millimètres supplémentaires en longueur – environ 20 mm de plus – et un poids légèrement supérieur. Cette différence se justifie par un moteur plus généreux, capable de délivrer 18 Nm de couple en crête.
La fabrication s’inscrit dans la même logique que le reste de la gamme : aluminium, usinage CNC, assemblage sans défaut visible. L’Elite vise clairement les simracers qui souhaitent franchir un palier. Elle évite cependant d’aller directement sur les machines les plus musclées du marché.
Côté ressenti, la base profite pleinement des améliorations apportées au logiciel VNM. Le retour de force se montre expressif sur toute la plage d’effets. Freinages appuyés, pertes d’adhérence, passages sur vibreurs et blocages de roues sont ainsi retransmis avec une clarté appréciable. Les pilotes attentifs aux informations de piste y trouveront donc leur compte.
À environ 900 €, l’Elite occupe une position intermédiaire bien définie. Elle demande un budget plus conséquent que la Premier, mais apporte en retour une réserve de couple réelle. Pour mieux cerner ce segment, notre guide sur le volant Direct Drive recense les critères essentiels avant l’achat.
VNM Supreme : 25 Nm, pour les setups sans compromis
La Supreme représente un autre niveau de jeu. Avec 25 Nm de couple en crête, elle s’adresse à des utilisateurs qui savent ce qu’ils font. En effet, un réglage mal calibré peut rapidement devenir inconfortable, voire risqué pour les poignets.
Son gabarit est plus imposant que les deux autres modèles. Le soin apporté à la fabrication reste néanmoins identique : matériaux de qualité, finitions soignées, attention portée aux détails. À noter que la Supreme n’est pas le sommet absolu chez VNM – la base Xtreme lui est supérieure. Elle représente cependant déjà une puissance bien au-dessus de la moyenne du marché grand public.
Les sensations sont à la hauteur : réactivité élevée, précision affûtée grâce à l’encodeur 23 bits, communication très riche sur l’ensemble des effets. Le comportement de la base a beaucoup gagné en cohérence depuis les premières versions de 2024, qui pouvaient se montrer capricieuses selon les titres. Les mises à jour ont depuis stabilisé et enrichi son comportement.
À environ 1 200 €, la Supreme est un achat réfléchi. Il ne prend son sens qu’avec un châssis suffisamment rigide et une maîtrise sérieuse des réglages. Le choix du siège entre également en ligne de compte : notre sélection des meilleurs sièges simracing peut servir de point de départ.
Quelle base VNM correspond à votre profil ?
Le bon modèle dépend avant tout du niveau de couple souhaité, du budget disponible et de la solidité du poste de pilotage. La VNM Premier reste la plus polyvalente pour débuter sérieusement en Direct Drive : 13 Nm pour environ 700 €. La VNM Elite ajoute de la force et du caractère avec ses 18 Nm, pour les pilotes qui veulent plus d’implication physique. La VNM Supreme cible en revanche un public averti avec ses 25 Nm, à condition de disposer d’une installation robuste.
- VNM Premier : 13 Nm, environ 700 €, idéale pour une première vraie base Direct Drive.
- VNM Elite : 18 Nm, environ 900 €, pour les simracers qui veulent plus d’engagement et de force.
- VNM Supreme : 25 Nm, environ 1 200 €, réservée aux setups avancés et aux utilisateurs expérimentés.
La maturité logicielle de VNM est un point central à retenir. La gamme ne se résume plus à des chiffres de couple bruts. C’est désormais la qualité du firmware et la cohérence des réglages qui font la différence au quotidien. Sur ce terrain, la marque a clairement comblé son retard.
Un positionnement prix-puissance agressif, mais qui demande un setup à la hauteur
Les trois bases VNM affichent un rapport entre niveau de couple, qualité de construction et tarif qui mérite l’attention. 700 €, 900 € et 1 200 € pour des bases en aluminium avec encodeur 23 bits et un logiciel désormais mature : c’est une proposition difficile à ignorer dans cette gamme de prix.
Le message est donc clair : la Premier convient à la majorité des pratiquants, l’Elite apporte une puissance supplémentaire bienvenue, et la Supreme ne s’adresse qu’à ceux qui peuvent pleinement en tirer parti. Avant de se décider, mieux vaut ainsi évaluer l’ensemble de son installation plutôt que de se focaliser uniquement sur le couple maximal.
Pour tout simracer à la recherche d’une base Direct Drive performante, évolutive et aujourd’hui fiable, la gamme VNM fait partie des références à étudier sérieusement.
